Yaron Herman « Y » Sortie le 17 mars 2017

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En concert à Boulogne-Billancourt/ Carré Bellefeuille, le 20 avril 2017

Tout album est particulier, spécial, singulier dans une discographie. Etc’est toujours délicat d’en pointer un du doigt pourdire de lui: «celui-ci n’est vraiment pas comme les autres». C’est forcément réducteur, injuste voire mensonger. Déjà «Everyday», premier duo fusionnel avec Ziv Ravitz en 2015, premier album pour Blue Note, premier disque avec chant («Volcana» avec Helgi Jonsson), avait comme un air de renaissance pour Yaron Herman. Pourtant, avec «Y», la tentation est encore plus forte.

Jamais le pianiste franco-israélien n’avait autant «assumé»et «synthétisé»corps et âme toutes ses influences, qu’elles soient jazz, post-rockou électro, qu’elles viennent de Sufjan Stevens, de Steve Reich ou de Keith Jarrett. Mieux: au lieu de reprendre des tubes populaires comme par le passé (de Britney Spears à Radiohead), il se crée les siens. Car au final, c’est de ça dont il s’agit dans «Y»: un disque de chansons avec ou sans voix, avec ou sans paroles, avec ou sans refrains.

Peut-être que tout ça vient des Rencontres Photographiques d’Arles en 2015 et de son coup de foudre amical pour Matthieu Chedid alias -M-(chanteur aquatique sur «Saisons Contradictoires»). Peut-être que tout ça résulte de sa complicité avec le bassiste de The Dø Bastien Burger (co-producteur du disque et vocaliste éthéré sur «Jacob»).

Peut-être que tout ça découle des a découverte du jeune producteur électro-pop français Dream Koala (invité stratosphérique sur «Solaire»). Peut-être que son ami bluesman-rockeutubes populaires comme par le passé (de Britney Spears à Radio head), il se crée les siens. Car au final, c’est de ça dont il s’agit dans «Y»: un disque de chansons avec ou sans voix, avec ou sans paroles, avec ou sans refrains. Peut-être que tout ça vient des Rencontres Photographiques d’Arles en 2015 et de son coup de foudre amical pour Matthieu Chedid alias -M-(chanteur aquatique sur «Saisons Contradictoires»). Peut-être que tout ça résulte de sa complicité avec le bassiste de The Dø Bastien Burger (co-producteur du disque et vocaliste éthéré sur «Jacob»). Peut-être que tout ça découle des a découverte du jeune producteur électro-pop français Dream Koala (invité stratosphérique sur «Solaire»).

Peut-être que son ami bluesman-rockeur Hugh Coltman tientun rôle également dans cette histoire (crooner touchant sur «The Waker»).

Mais peut-être que tout ça n’a rien à voir. Car pour Yaron Herman, «Y» est aussi et surtout une histoire de son(s).Chaque morceau explore une nouvelle piste, des cloches inaugurales de «Phoenix» aux chœurs célestes de «Dreamson».Quand il en parle, on a l’impression d’entendre moins un musicien qu’un metteur en scène: «Je ne pense pas ma musique en termes d’images, mais je ressens la profondeur et l’espace». Certains des morceaux du disque sont même nés d’un timbre de synthé, comme «Solaire» («ce son, quand je l’écoute, j’ai envie de sauter dans la piscine: c’est large, chaud, c’est comme être au soleil,immobile»).D’autres sont nés d’une impro sur son canapé domestique. Les parties batterie de «Jacob»ont même été enregistrées par Ziv Ravitz, son batteur-ami-complice-alter-ego-binôme, sur un… smartphone! «Ce qui donne le côté très saturé, un peu crunché de la batterie»confie-t-il avant d’ajouter:«Sur cet album, beaucoup de choses sont«home made». Pratiquement tous les claviers ou les xylophone sont été enregistrés dans mon salon, sur ordinateur».